C'était en mars ou peut-être en avril. La maison était bien cachée dans les bois de Sabres, près de Mont-de-Marsan. A vrai dire, on avait oublié où il se trouvait. Le soir tombait silencieux et ponctuel. Quelque chose, une sorte de fluide magique flottait dans l'atmosphère. On se disait qu'il était temps de rentrer, mais on hésitait entre le salon d'hiver ou d'été. Depuis le parc, on aperçut Michel Lesclauze en cuisine, préparant mille surprises gourmandes. Soudain, on comprit que quelque chose avait changé : le printemps était là. Ils sont précieux aujourd'hui, les endroits tels celui-ci où l'on voit encore passer les saisons.